Jung test d’association


Carl Gustav Jung en 1904, fut l’un des premiers   en psychanalyse à utiliser le galvanomètre avec   un courant de 4,5 volts  fourni par une pile, pour étudier  l’activité électrodermale : qui est l’activité électrique biologique enregistrée à la surface de la peau, lorsqu’une personne est soumis,  à un stress ou une émotion, l’épiderme sécrète une micro sudation, qui va améliorer  la conductibilité de la peau, et donc diminuer la résistivité.

 

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Galvanomètre utilisé par Carl Jung en 1904/1905 à la clinique du Burghözli (esquisse faite par lui-même).

Cette expérience réalisée en 1904, poursuit le même but que celle de Benjamin Libet en 1983, dans le sens ou ces deux chercheurs se posent la même question, la conscience est elle à l’origine de toutes nos actions et cognitions.

Ces expériences vont aboutir au même résultat, la certitude de l’influence déterminante de l’inconscient.

 

Jung en 1904 dans les tests d’association va créer une liste de 100 mots inducteurs  exemples ; demander, état, entêté, tige, danser, lac, malade, fierté, cuire, encre, méchant, aiguille,nager, voyage,   entêté,  tige, danse, lac, malade ect.

Le sujet va recevoir comme instruction de répondre le plus rapidement possible, en prononçant seulement le premier mot qui lui vient à l’esprit.

 

Jung va mesurer le temps de réaction avec un chronomètre  pour un certain nombre de tests, ainsi que le  galvanomètre. Il va remarquer de nombreuses réactions involontaires en fonction des mots induits, qu’il va traduire  comme des indices de complexes.

 

D’après Jung, si un mot ne concerne rien qui touche à la complexité du sujet, la réponse est rapide, si au contraire le mot  est lié à des affects inconscients, le temps de réaction est allongé de manière plus ou moins importante.

Car l’inconscient à l’origine des phrases  ne fournit pas la réponse immédiate, et le conscient dès lors ne peut rien répondre.

Prenons un exemple si le mot inducteur est « couteau » , que le sujet a été agressé avec un couteau, la simple évocation du mot va faire revivre inconsciemment la scène. Le sujet ne va pas répondre tout de suite, ce n’est que quelques secondes plus tard que l »inconscient va produire le mot agression:

  • -le sujet n’ayant pas de réponse va répéter le mot couteau;
  • – le sujet va demander qu’on lui reformule le mot;
  • -le sujet va répondre par oui ou par non;
  • -le sujet va rire ou être triste.

Jung abandonna par la suite ces tests pour se consacrer, à une exploration plus profonde de l’inconscient.

Pour en savoir plus;

http://www.cgjungfrance.com/article98.html

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=21641

C.G. JUNG  « L’homme  à la découverte des on âme » page 143

 

 

 

 

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