POUR ARTILCE

Neurones miroirs le fabuleux outil de perception de notre inconscient

POUR ARTILCE

Vilayanur Ramachandran, directeur du Center for Brain and Cognition écrit;
« La découverte des neurones miroirs est la plus importante nouvelle non-transmise de la décennie. Je prédis que les neurones miroirs feront pour la psychologie ce que l’ADN a fait pour la biologie. Elles vont fournir un cadre unifiant et aider à expliquer une quantité de dispositions mentales qui jusqu’à maintenant restaient mystérieuses et inaccessibles à l’empirisme » (1)
1996,Giacomo Rizzolatti , neurologue de l’Université de Parme, fit la surprenante découverte des neurones miroirs. Une découverte qui, bien que très peu connue du grand public, pourrait être à l’origine d’une révolution scientifique majeure dont on ne pressent que quelques contours.(2)
Lorsque nous observons quelqu’un faire un geste, les circuits neuronaux qui commandent cet acte s’activent dans notre cerveau même si nous demeurons totalement immobiles.
Cette étonnante constatation a été faite sur des chimpanzés et ce phénomène a été attesté par la suite chez les êtres humains. Les circuits neuronaux en question ont été appelés neurones miroirs parce qu’ils reflètent l’activité cérébrale de la personne qui accomplit le geste.

Leurs caractéristiques sont;
1/Les neurones miroirs sont donc une catégorie de neurones qui présente une activité ;
• lorsqu’un individu exécute une action
• lorsqu’il observe un autre individu exécuté la même action
• ou même Lorsqu’il imagine une telle action.
Une expérience a été faite avec deux pianistes reliés individuellement à un scanner.
L’ Un des pianistes joue et sur l’écran du scanner on voit une véritable symphonie de couleurs qui nous révèle la magnifique complexité de ce qui se passe dans son cerveau. Mais à côté, l’ autre pianiste ne fait que l’écouter, et c’est quasiment la même symphonie de couleurs !
2/Les neurones miroirs permettent de comprendre le but poursuivi lors ‘une action . Par exemple, si on observe quelqu’un prendre un fruit dans une corbeille, la présence des neurones miroirs nous permet de savoir, selon le contexte, si la personne saisit ce fruit pour le déplacer ou pour le manger. Car les différentes aires cérébrales activées par ces neurones miroirs nous rendent capables de saisir l’intention en fonction du contexe de l’action.
3/Les neurones miroirs permettent le transfert découvert par Freud
C.G.Jung écrit «Il n’y a pratiquement jamais de lien relativement intime entre deux êtres, sans que les phénomènes de transfert y jouent un rôle, soit favorable, soit négatif. Le transfert est un phénomène entièrement naturel». Nous transférons inconsciemment nos émotions nos intentions.

4/ Les neurones miroirs nous permettent l’empathie, cette faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent.
Leur rôle principal serait donc d’entrer en relation avec l’autre, la capacité d’adopter son point de vue, de le comprendre.

5/Les neurones miroirs sont à la base de l’intelligence émotionnelle. Elle est fondée sur l’identification, la compréhension et l’acceptation de nos propres émotions et de celles de nos interlocuteurs.
On considère qu’une émotion possède une expression faciale universelle si, quelles que soient sa culture ou ses origines, chaque individu est capable de reconnaître et d’interpréter chez autrui l’émotion derrière cette expression faciale. Au nombre de 7 nous avons la colère, le dégout, la peur, la surprise, le mépris, le bonheur, la tristesse .

Ces neurones miroirs confirment les découvertes de C.G.Jung sur l’influence déterminante de notre inconscient personnel et collectif.

(1) source
(2) source

Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant
Fotolia_82883114_S

Parler en dormant est naturel.

Fotolia_82883114_S
La somniloquie, c’est-à-dire le fait de parler en dormant, est un phénomène relativement fréquent puisque 75% de personnes affirment avoir déjà parlé dans leur sommeil (1).
Nous avons une capacité innée (inconsciente) à parler préinscrite dans notre potentiel génétique. Le nouveau-né dort entre 16 et 17 heures par jour à 6 mois, l’enfant a besoin de 15 heures de sommeil.
Ce qui est vraiment intéressant c’est qu’en dépit de toutes les preuves scientifiques que l’apprentissage du langage est inconscient (2) . La médecine considère encore que parler en rêvant est un trouble du langage, une parasomnie.
Cela revient à dire que l’inconscient est « malade » d’apprendre à parler, est malade de s’exprimer par des rêves auditifs.
Tout ceci est basé sur une méconnaissance de la réalité du monde intérieur, en nous laissant croire que notre conscience serait à l’origine de nos processus mentaux.
Le rêve a toujours été la voie royale de l’inconscient pour la psychanalyse et la psychologie analytique .
Dans quelques décennies les interfaces cerveaux machines nous permettront de voir et d’entendre nos rêves. Il conviendra de revoir entièrement cette notion de somniloquie.
(1)   source
(2)   source
Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant
Alternative woman with piercing unmask a good girl

La persona, le masque qui nous définit dans le monde extérieur.

Alternative woman with piercing unmask a good girl

Alternative woman with piercing unmask a good girl

La persona C.G.Jung la définit ainsi:  » la persona est ce que quelqu’un n’est pas en réalité, mais ce que lui même et les autres personnes pensent ce qu’il est  » .
Le mot persona vient du latin, il désignait le masque que portaient les acteurs de théâtre. La persona pour Jung n’a rien de réel, elle n’est qu’une interface entre l’individu et la société. Le moi conscient s’ identitifie aux diplômes, au rôle social, au titre honorifique à notre profession. La persona est ce que l’on est dans le monde extérieur, une gentille fille, un gentil garçon bien élevé, célibataire, marié, pacsé, ect…
Ce masque fait penser aux autres et à soi-même que notre être est individuel, mais il s’agit d’un simple artifice, un compromis. La souffrance mentale commence lorsque l’on s’identifie à sa persona. Lorsque l’on conserve ce masque en permanence dans le monde extérieur on devient qui l’on est, à savoir de préférence un masque socialement valorisant.
Pensons à toutes ces personnes en souffrance, qui perdent leur emploi, font faillite. Ils perdent leur rôle dans le grand théâtre de la vie, représentation factice mais nécessaire dans le monde extérieur. Ils se retrouvent face à leur inconscient, à leur nature profonde, face à la véritable question mais qui je suis sans ce masque.
Notre moi en tant que porteur de ce masque ne doit pas oublier qu’il est simplement : « un petit enfant qui commence à peine à dire «je» » Carl Gustav Jung.

Christian

Aucun commentaire pour l'instant

59bcef87-d5dc-4e6d-a17d-52cb1d268b12

Le moi ne peut qu’accepter ou refuser


59bcef87-d5dc-4e6d-a17d-52cb1d268b12

 

Le champ de conscience avec pour centre le moi ou l’ego est pour C.G.Jung l’ile au milieu de l’océan (l’inconscient personnel et collectif).
Le moi vis-à-vis de ses complexes inconscients est comme l’arbitre vis-à-vis des joueurs, il n’a pas créé le stade, il n’est pas à l’origine de la trajectoire du ballon.
L’arbitre intervient néanmoins dans de déroulement de la partie. Il peut laisser l’action s’accomplir, la refuser, l’arrêter.
Le moi doit accepter qu’il n’ait pas à l’origine de ses processus mentaux, de ses actions et qu’il est toujours en retard de quelques dizaines de millisecondes des stimulus perçus par ses cinq sens.
Cette acceptation est incontestable par les découvertes en neurosciences et notamment celles de Benjamin Libet (1) pour ne citer que lui.
Cette acceptation ne peut s’accomplir qu’en surmontant notre résistance naturelle à toutes nouvelles découvertes scientifiques, à notre néophobie. À défaut de la surmonter nous continuerons à vivre dans un état d’inconscience notoire que Jung appelle « le méli mélo des rapports inconscients ».
Cette acceptation va permettre dans un deuxième temps l’auto-observation, la méditation.
L’imagination active interviendra dans un troisième temps. Elle nous mettra dans la position de l’arbitre en acceptant ou en refusant tout ce qui franchit le seuil de notre conscience
Rien de bien nouveau dans le sens où tout a été déjà dit, mais en ce début du XXIème siècle les neuroscientifiques le confirment et là est la révolution.
– Saint Augustin « ne va pas dehors, entre en toi-même : la vérité habite dans l’homme intérieur. »
-“Je t’avertis, qui que tu sois, O toi qui désires sonder les arcanes de la nature, que si tu ne trouves pas en toi-même ce que tu cherches, tu ne pourras pas non plus le trouver au-dehors! Si tu ignores l’excellence de ta propre maison, comment prétends-tu rencontrer d’autres excellences ? En toi, se trouve caché le trésor des trésors. Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux! ”.
(Inscription sur le fronton du Temple d’Apollon sur le Mont Parnasse, Grèce; 2500 av. J.-C.).
– Platon: «Quand l’esprit pense, il est simplement en train de se parler à lui-même, de se poser des questions, d’y répondre et de dire oui ou non.» (Théétète)
1/  » L’esprit au delà des neurones: une exploration de la conscience et de la liberté.  »

Christian

Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant
DERNIERE RETRA

Notre critique intérieur

Concept of discussion between husband and wife

Notre critique intérieur, les chiens aboient la caravane passe.

Nous savons que nos complexes inconscients produisent le langage verbal, interprètent nos actions et celles des autres, que le transfert et la projection sont à la base des rapports humains.

Les chiens aboient la caravane passe cette sentence populaire pourrait très simplement expliquée en partie la psychologie analytique Jungienne. Elle prend tout son sens dans le monde intérieur, celui de l’inconscient personnel et collectif.
Les chiens peuvent être nos amis comme nos ennemis, ils sont nos complexes destructeurs ou protecteurs à la base de la souffrance mentale, de la déprime, de l’anxiété.

La caravane est notre champ de conscience avec pour centre, le moi.

Le laissez advenir permet de laisser les chiens aboyer et néanmoins de continuer à avancer. Il s’apparente à l’attention vigilante dans la méditation Vipassana.

Hal Stone analyste Jungien a consacré un livre à notre critique; il écrit:  » Le Critique Intérieur est un schéma d’énergie qui nous mine, sape nos relations, détruit notre couple, nous paralyse et nous mène à la dépression ». (1).

Hal Stone crée le dialogue intérieur « Voice Dialogue » qui s’apparente à l’imagination active élaborée par C.G.Jung.

1/ Livre « Votre critique intérieur ennemi ou allié »; faites-en un atout créatif. Hal Stone.

Christian Verdeau

Aucun trackback pour l'instant
Fotolia_2468516312_S

Le transfert dans nos rapports avec le sexe opposé.

Tout ce qui est inconscient est projeté transféré dans le monde extérieur. Le transfert découvert par Freud  est un des piliers de la psychanalyse.


Car tout ce qui nous entoure à d’abord été une idée (inconsciente) dans le cerveau d’un être humain. Nous ne sommes pas libre de vouloir mais simplement libre de  choisir ou refuser en pleine conscience  ce qui franchit le seuil de notre conscience.

C.G.Jung raconte : « Lors de notre premier entretien, Freud me demanda tout à trac : – et que pensez-vous du transfert ?… Je lui répondis qu’à mon avis c’était l’alpha et l’oméga de la méthode. – Alors, me dit-il, vous avez compris l’essentiel. » (1)


Nous ne choisissons pas nos partenaires dans la vie, les divorces les mariages sont décidés par notre inconscient.

Rapport 1 Le complexe féminin de l’homme (anima) réagit s’active lorsqu’il rencontre la femme lui correspondant dans le monde réel.

Rapport 2 Le complexe masculin de la femme (animus) réagit s’active lorsqu’il rencontre l’homme lui correspondant dans le monde extérieur.

Rapport 3 L animus franchit le seuil de conscience de la femme, amenant avec lui une quantité importante d’énergie, d’ou l’expression j’ai eu un coup de foudre dès que je l’ai vu.

Rapport 4 L anima franchit le seuil de la conscience de l’homme, d’ou l’expression  j’ai tout de suite su que c’était elle la femme de ma vie.

Rapport 5-6 relation consciente entre l’homme et la femme sous l’emprise du transfert de l’anima et de l’animus.

Anima  Animus   décident  du choix de nos partenaires, ce n’est pas notre conscience qui fait ce choix. Il en va de même lorsque l’on divorce il y a retrait de la projection.

Cette découverte du début du XXème siècle   est bien sur confirmée par les neurosciences un siècle plus tard.

Futura santé (2) : l’amour devient tout à coup moins romantique, mais c’est bel et bien notre cerveau qui « décide » (presque à notre place puisque c’est inconscient) sur qui nous « flashons ».


2/SOURCE

1/ « Psychologie du transfert » C.G.Jung  livre chez Albin Michel.

 

Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant
Human brain with math equations

Décrypter nos rêves une révolution en marche.

Le rêve pour Sigmund Freud et Carl Gustav Jung est la voie royale de l’inconscient. De tout temps l’être humain a cherché à interpréter ses rêves, dans les différentes cultures ainsi que dans les principales religions. Dans les religions monothéistes le rêve joue un rôle très important. Il permet de percevoir les différents messages envoyés par l’intermédiaire des anges. On attribue à Abraham Lincoln cette phrase « Si nous croyons ce que dit la Bible, les choses viennent à notre connaissance par le rêve. »

Le langage du rêve est imagé mais aussi auditif, parler en dormant est très courant (somniloquie) .

Avec les fabuleux progrès de la neuroimagerie les rêves pourraient bien être bientôt  décryptables. Différents centre de recherche y travaillent au niveau mondial.

Au Japon les chercheurs de l’Institut international de recherche en télécommunications avancées (ATR) ont mis au point un procédé pour déchiffrer les images vues par une personne alors qu’elle dort.

Des chercheurs de l’Université de Berkeley (Californie) ont réussi à reconstruire des images mentales visionnées par  des sujets. Shinji Nishimoto, Jack Gallant ont réussi à reconstruire les images d’un film visionné par eux à l’aide d’un scanner et d’un ordinateur.

Jack Gallant écrit  « Nous ouvrons une fenêtre sur le cinéma de nos pensées ».

Des scientifiques ont pu aussi décoder les mots que les sujets avaient entendus.

Robert Knight, professeur de neurologique au centre de Berkeley, co-auteur de ces recherches écrit « Si on peut un jour reconstituer, à partir de l’activité électrique du cerveau, les conversations imaginées par quelqu’un ne pouvant pas parler, des milliers de personnes pourraient en bénéficier ».

Ces recherches vont permettre dans un futur proche d’analyser le langage imagé et auditif des rêves.

Carl Gustav Jung au début du XXème siècle constate la présence de motifs mythologiques dans les visions  et les rêves de ses  patients, dans  ses propres rêves et surtout ceux de jeunes enfants.

Ses travaux vont lui donner la certitude que l’ être humain porte  en lui des images des motifs qui sont au delà du vécu personnel.

Il s’agit de motifs de structures universelles qui forment l’inconscient collectif et qui apparaissent  dans les rêves du sujet  sain ou psychotique. Le lien peut être fait avec la découverte par stimulation du lobe temporal droit de la « divine connexion » ou le point de Dieu.

On peut penser que dans quelques décennies des interfaces cerveaux machines nous permettrons de voir et d’entendre nos rêves. Ce sera un bouleversement sans précédent, en recentrant à l’intérieur de nous même la croyance universelle en des puissances invisibles bienfaitrices ou destructrices.

Puissances que  l’on a toujours projetées transférées à l’extérieur de nous.

Christian

Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant
F1.large

Notre interprète inconscient nous raconte des histoires.

 

 

 

 

Michael S Gazzaniga, neuroscientifique directeur du SAGE Center for the Study of the Mind à l’Université de Californie.

Confirme que l’inconscient non seulement parle, mais surtout qu’il  interprète nos actions .

Le cerveau est divisé en deux hémisphères;

  • Les informations visuelles ou sensorielles du coté gauche sont transmises à l’hémisphère droit.
  • Les informations visuelles ou sensorielles du coté droit sont transmises à l’hémisphère gauche.

 

Les personnes au cerveau divisé, ont  subi une opération consistant à sectionner complètement le corps calleux, gros faisceaux de fibres nerveuses reliant les deux hémisphères cérébraux(1) .

L’étude  des personnes au cerveau divisé ont  amené Gazzaniga à élaborer son  concept «d’interprète», situé dans l’hémisphère gauche de notre cerveau.

Dans l’une de ces expériences classiques, le patient au cerveau divisé devait pointer avec ses deux mains deux objets correspondant à deux images vues sur l’écran divisé, donc par chacun de ses hémisphères isolés.

Dans l’essai illustré ci dessus;

  • -la main gauche pointe la pelle parce que l’hémisphère droit qui la contrôle a vu la scène d’hiver.
  • -la main droite pointe la poule parce que le cerveau gauche a vu la patte de poule.

Mais lorsqu’on demande au patient d’expliquer pourquoi sa main gauche pointe la pelle, son hémisphère parlant (le gauche), n’a pas accès à l’information vue par le droit. Il  interprète  son comportement en répondant que c’est parce qu’on utilise une pelle pour nettoyer le poulailler !

Dans une autre expérience Gazzaniga demandait à un patient de fixer le centre d’un écran. À un moment, le mot sortez est brièvement flashé à la gauche de l’écran, donc perçu uniquement par l’hémisphère droit. Cet hémisphère est capable de lire et de comprendre cet ordre, mais ni de le prononcer, ni d’en informer l’hémisphère gauche. Résultat : le patient se lève et se dirige vers la porte. « Où allez-vous ? », lui demande Gazzaniga. « j’ai soif, je vais chercher un jus de fruit », répond le patient

On aurait pu imaginer que l’hémisphère gauche (qui ignore la cause réelle du comportement) réponde : « Je ne sais pas » au contraire, le voilà qui formule une fiction (la soif) à laquelle il croit et qui donne un sens à son propre comportement.

Ce type d’expérience montre à quel point notre cerveau est prompt à fournir des justifications langagières inconscientes,  pour expliquer notre comportement. Mais surtout que chaque être humain possède un module inconscient dans l’hémisphère gauche  qui interprète toutes nos actions pour leur donner un sens.

Pour Gazzaniga (2) seul cet interprète de l’hémisphère gauche qui possède les fonctions langagières complexes  et qui domine le droit  a une véritable conscience spécifiquement humaine.

C’est cet interprète inconscient qui nous donne l’illusion que nous sommes cohérent rationnel. Carl Gustav Jung est le premier psychiatre en 1913 à découvrir cet interprète,  découverte révolutionnaire qui ne sera vulgarisée qu’après sa mort .

Pour Sigmund  Freud «le moi n’est pas le maître dans sa propre maison.»

et pour Carl Gustav  Jung «nous procédons de l’idée simpliste que nous sommes le seul maitre dans notre propre maison.»

Chose certaine, les expériences faites avec des patients au cerveau divisé, ont mis en évidence l’importance de ces histoires que  notre inconscient nous  raconte constamment, pour maintenir une image cohérente de nous-mêmes et de nos actes.

D’autant plus que nous savons maintenant que ces phrases ont d’abord été créées inconsciemment, 350 à 400 millisecondes avant que la conscience n’ait l’intention de les prononcer.

Notre inconscient arrive à justifier les pires des atrocités, ce siècle qui vient de se terminer en a été la triste illustration.

Christian Verdeau

(1) http://lecerveau.mcgill.ca/flash/capsules/experience_bleu06.htm

(2) « Le libre arbitre et la science du cer

 

Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant
c390a9d7-9d1c-4f34-afb3-639fe87817bb

Tous et toutes manipulés par nos complexes.

 c390a9d7-9d1c-4f34-afb3-639fe87817bb

La souffrance mentale provient  en grande majorité  de pensées verbales  toxiques,  d’idées destructrices, d’interprétations  dysfonctionnelles, ayant pour épicentre l’inconscient personnel mais surtout l’inconscient collectif.

Sigmund  Freud et Carl Gustav Jung, ont toujours considéré que « le moi n’est pas le maître dans sa propre maison » (Freud) et que  « nous procédons de l’idée simpliste que nous sommes le seul maître dans notre propre maison »(Jung).

Carl Gustav Jung  1875-1961, psychiatre,  fondateur de la psychologie analytique à qui on doit les concepts d’inconscient collectif, d’archétype, de synchronicité. Va découvrir en 1904  par les tests d’association les complexes inconscients autonomes porteurs d’affects.

 Il est l’un des premiers psychiatres à constater, que les complexes inconscients utilisent le langage verbal, et sont à l’origine de toutes nos idées, de nos processus mentaux.

La première  rencontre de C.G.Jung  avec son complexe féminin « l’ anima » est décrite dans son livre « Ma vie »(3) page 215.

« Tandis que je rédigeais ces phantasmes, je me demandais un beau jour :

« Mais qu’est ce que je fais ? Tout cela n’a surement rien à voir avec de la science. Alors, qu’est ce que c’est ? » Une voix dit alors en moi : « c’est de l’art. »

Je savais que la voix provenait d’une femme et je la reconnus pour être la voix d’une malade. Elle était devenue un personnage vivant à l’intérieur de moi-même.

Plein de résistances, j’expliquai à la voix, instamment, que mes phantasmes ne pouvaient, en aucune façon, être mis en relation avec de l’art. Elle se tut alors, et je continuais à écrire  quand se produisit une nouvelle attaque , répétant la même affirmation: « C’est de l’art . »

Plus tard je compris qu’il s’agissait dans cette figuration féminine  en moi d’une personnification typique  ou archétype  dans l’inconscient de l’homme , et je la désignais du terme d’ anima.

J’appelai la figure correspondante  dans l’inconscient de la femme animus. »

C.G.Jung découvre que l’inconscient utilise à l’état diurne, indépendamment de la conscience, le langage verbal « notre petite  voix intérieure ».

Il constate que les complexes inconscients  émettent des jugements, des opinions, qu’il sont à l’origine de toutes nos idées positives, négatives mais surtout qu’ils interprètent nos actions.

Cette interprétation inconsciente  est confirmée par les travaux de Michael Gazzaniga (4). L’une de ses découvertes la plus remarquable a été de prouver que nous avons tous et toutes un module inconscient qu’il dénomme « l’interprète ». Il écrit «ce que nous disons n’est que l’interprétation de ce qui se passe à un niveau inconscient et que souvent cette interprétation est erronée, le cerveau gauche arrange les choses pour leur donner un sens» .

Cette découverte stupéfiante par C.G.Jung, en 1913 que nos complexes nous parlent  n’a pas été vulgarisée à sa demande tant elle était révolutionnaire. Elle  aurait  été analysée par la psychiatrie traditionnelle, comme une hallucination auditive verbale, symptôme  de  psychose. Louis Francisque Lélut (5)  médecin (1804-1877) a diagnostiqué Socrate comme fou car il dialoguait avec son esprit divin.

Ce n’est que le jour de sa mort  dans son autobiographie  « Ma vie » parue dans sa version originale, que C.G.Jung relata ses dialogues avec ses voix.

Cette  découverte de pouvoir dialoguer avec nos complexes inconscients  après plus d’un siècle est confirmée par les neurosciences. Produire du langage verbal est beaucoup trop complexe pour notre conscience trop lente et limitée. L’inconscient via le cerveau produit la parole  apprise naturellement dès les premiers mois de notre vie.

De nombreux neuroscientifiques  considèrent que notre conscience vit toujours dans le passé. Nos processus mentaux et sensoriels nécessitent un traitement inconscient via le cerveau de plusieurs millisecondes, avant de franchir le seuil de notre conscience.

Le plus célèbre est  Benjamin Libet,  chercheur au département de physiologie  à luniversité de Californie à San Francisco est un scientifique pionnier dans le domaine de la conscience  humaine.

Il  conçut  un ensemble d’expériences  dans lesquelles, des  sujets  devaient  au moment de leurs choix, accomplir un acte volontaire, (exemple fléchir le poignet).

Libet  décida de  chronométrer trois événements :

– 1)le début de l’activité électrique cérébrale  pour préparer le mouvement ;

– 2)le moment où le sujet avait l’impression subjective de décider consciemment d’effectuer le mouvement en regardant un oscilloscope gradué en millisecondes ;

– 3)le début du  mouvement volontaire simple  fléchir le poignet.

 

Les résultats surprenants démontrèrent que c’est le début de l’activité électrique cérébrale  pour préparer le mouvement  qui commence le premier à environ 550 millisecondes (ms) avant l’action. Ensuite il faut  350 millisecondes (ms) pour que le sujet rapporte son intention préalable d’exécuter  le mouvement qui survient finalement 200 ms plus tard.


Cette expérience  confirme  scientifiquement que la conscience volontaire arrive beaucoup trop tard pour être à l’origine de l’action.

Les expériences de Libet  soulignent que dans le cadre de tout acte volontaire, ce qui se produit est d’abord inconscient, avant de devenir conscient.

Dans son livre « L’esprit au delà des neurones » il écrit : « Dans le cas de la parole, cela signifie, par exemple, que le processus de verbalisation et même le contenu de ce qui doit être dit, a été initié et préparé inconsciemment avant que la parole elle-même ne s’enclenche. »

Cette expérience a été vérifiée  par d’autres scientifiques et notamment  Patrick Haggard (6), John Dylan Haynes(7) , Itzhak Fried(8) .

Mais pour confirmer  les travaux de Libet dans le cas de la parole, il  manquait l’expérience qui définitivement apportait la preuve scientifique que la parole est toujours préparée inconsciemment avant de franchir le seuil de la conscience.

Ned Sahin (9)a demandé à  une patiente épileptique, dont le foyer était proche de l’aire de Broca (10), l’autorisation d’étudier la production du langage verbal.

Après une opération chirurgicale la grille d’électrodes est positionnée directement sur le cortex. La patiente dans l’attente des crises d’épilepsie se place devant un écran. Elle  pour instruction de lire et de répéter silencieusement  un verbe et de le conjuguer ;

« marcher.

chaque jour ils marchent.

hier ils ont marché. »

Ned Sahin après enregistrement de l’activité de l’aire de Broca  a constaté

la présence de trois pics d’intensité de l’influx nerveux.

– 1er pic à 200 millisecondes correspond à la phase lexicale et sémantique (répétition silencieuse  du verbe)          marcher.

– 2 éme pic à 320 millisecondes correspond à l’étape grammaticale    chaque jour ils marchent.

– 3 éme pic à 450 millisecondes correspond à l’étape phonologique avec une prononciation différente de sa forme initiale  hier ils ont marché.

Ce n’est qu’ensuite que l’aire de Broca (10) transmet  la phrase  au cortex moteur qui lui déclenche l’appareil phonatoire. La prise de conscience de notre intention de parler,  ne se produit qu’après 450 millisecondes(ms). C’est à ce moment que consciemment nous pouvons décider de prononcer la phrase ou refuser.

Ces travaux  confirment  que la production du langage verbal est inconsciente. Que la conscience  éprouve  l’intention de parler 450 millisecondes(ms) après trois étapes (lexicale, grammaticale, phonologique) indispensables à la production de mots, de phrases.

C’est la première fois que l’on pouvait décrire aussi précisément la production de parole par le cerveau.

Cette découverte n’a rien de surprenant dans le sens où nous avons une capacité innée à apprendre inconsciemment  à parler.  Les 3/4 de la population en dormant parlent durant la phase de sommeil paradoxal. Dans le somnambulisme dissociatif nous parlons en l’absence de toute conscience, ainsi que dans les états modifiés de conscience comme l’hypnose.

Pendant plusieurs millénaires il y a toujours eu des êtres humains qui entendaient et dialoguaient avec des bons ou mauvais génies pris au sens le plus large du terme.

Lorsque nous lisons, il y a production de langage verbal, Jean-Philippe Lachaux(11) directeur de recherche à l’Inserm, s’est intéressé à la lecture silencieuse et a constaté que les aires cérébrales auditives en charge du traitement du langage verbal  sont activées lorsque nous lisons. Le cerveau interprète la lecture comme s’il entendait  une voix extérieure, l’inconscient traduit l’écriture en langage verbal.

Les conséquences du dialogue avec des complexes inconscients par Carl Gustav Jung en 1913 et la confirmation par les neurosciences que la production du langage est inconsciente sont considérables.

La première est que notre conscience est sous l’influence permanente de l’inconscient, c’est à dire que nous vivons dans une forme  de manipulation permanente.

La deuxième est que toute relation humaine est faite en grande partie de projections, exemple toute relation entre une femme et un homme a d’abord été voulue et décidée par l’inconscient.

La pratique de l’imagination active par C.G.Jung marque la fin de l’analyse en psychologie analytique. Elle était exigée par Jung pour les analystes proches de lui. Notamment Marie Louise von Franz (12) et Barbara Hannah (13) ont publié deux livres après sa mort sur cette pratique.

L’ imagination active est simplement de laissez advenir les complexes sans les refouler, et de choisir en pleine conscience ce qui nous convient selon nos valeurs. C’est une méthode qui s’apparente à la méditation Vipassana enseignée par le Bouddha Il y a 2500 ans. C’est la pleine acceptation de la réalité de nos complexes inconscients et l’acceptation que notre  conscience ou égo n’est pas à l’origine de nos processus mentaux, ni de nos actions.

Cette découverte de C.G.Jung confirmée par la science prouve que  d’entendre des voix ne peut plus être considéré comme un symptôme de maladie mentale, à moins de faire preuve d’obscurantisme.

Nous vivons   encore à ce jour dans un état d’inconscience incroyable, le XXème siècle a été l’un des plus meurtriers de toute l’histoire de l’humanité, ce qui fait dire à C.G.Jung « Notre homme sans reproche est un européen  moderne dans le monde quotidien mais pour ce qui est du monde des esprits il se situe au niveau d’un enfant des temps paléolithiques. »

Christian Verdeau

1/ La Society for Psychical Research est une association à but non lucratif britannique fondée en 1882, dont l’objectif est d’étudier d’un point de vue scientifique les phénomènes décrits comme paranormaux

2/ C.G. Jung livre « La psychologie du transfert« .

3/ C.G Jung  livre « Ma vie« : Souvenirs, rêves et pensées page 215.

4 / Michael Gazzaniga Université de Californie Santa Barbara « Le libre arbitre et la science du cerveau » livre Cécile Jacob.

5/ Louis Franquiste Lélut, «  Du démon de Socrate » spécimen d’une application de la science psychologique à celle de l’histoire : Librairie de l’Académie Impériale de médecine 1856.

6/ Patrick  Haggard, chercheur en neurosciences  University College de Londres écrit . « Nous croyons faire des choix, mais ce n’est pas vrai. » L’inconscient dans son expérience prend la décision 1000 millisecondes(ms) avant la prise de conscience.
7/ John Dilan Hayne neuroscientifique rattaché au centre Bernstein de neurosciences computationnelles (BCCN) de Berlin, écrit « Autrement dit, c’était comme si, bien avant que les sujets soient conscients de faire un choix, leur cerveau avait déjà pris une décision. » L’inconscient dans son expérience prend la décision plusieurs secondes avant la prise de conscience.

8/ Itzhak Fried, professeur du département de Neurologie des Universités de Tel-Aviv et de Californie(Los Angeles).L’inconscient dans son expérience prend la décision 1 seconde avant la prise de conscience.

9/ Ned Sahin, université de Californie à San Diego: http://www.nedsahin.com/wp-content/files/sahin_la_recherche_article.pdf

10/ Paul Broca médecin, anatomiste et anthropologue 1824-1880 découvre le centre de la parole dans le cerveau.

11/Jean Philippe Lachaux http://www.medisite.fr/a-la-une-d-ou-vient-notre-petite-voix-interieure.383778.2035.html .

.12/Marie-Louise von Franz livre  « Alchimie et imagination active » .

13/ Barbara Hannah livre « Rencontres avec l’âme : L’imagination active selon C.G. Jung. »

Aucun commentaire pour l'instant

Aucun trackback pour l'instant